Dimanche 05 Septembre 2010
Rhumatologie

L'actualité de l'European League Against Rheumatism 2010
16-19 juin, Rome (Italie)


Cette édition Focus sur l’actualité de l’EULAR  2010 vous propose une sélection des temps forts du congrès dans le domaine des rhumatismes inflammatoires. L’équipe de médecins journalistes de www.medical-congress.com  vous en présente une synthèse sous la forme de 6 dossiers thématiques.
Cette sélection a été réalisée avec l’aide d’un comité éditorial composé des Prs Bruno Fautrel (Paris),  Alain Saraux (Brest) et Thierry Schaeverbeke (Bordeaux).

 

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Au sommaire

Spondylarthropathies

Des avancées pour une meilleure prise en charge

Une étude hollandaise a apporté des précisions sur l’utilisation de l’IRM et du HLA-B27 pour poser le diagnostic de SpA et sur l’interprétation des résultats. Dans cette maladie, des outils de prédiction de l’efficacité des anti-TNF commencent à être mis au point, un travail présenté au congrès en a montré un exemple. Les premières recommandations de l’EULAR sur la prise en charge du rhumatisme psoriasique présentées à Rome devraient permettre d’homogénéiser les pratiques en termes de prescription d’AINS, de traitements de fond et de biothérapies dans une affection où l’efficacité de traitements biologiques actuellement sur le marché autres que les anti-TNF, notamment le rituximab, s’avère très limitée et donc seulement réservés à des patients sélectionnés.


      
Marloes Van Onna

Maastricht

"L’IRM peut être utile au stade pré-radiographique"




Une seule IRM peut suffire à faire un diagnostic positif ou négatif de SpA
 
Il faut à peu près dix ans pour que des signes visibles de spondylarthrite ankylosante soient détectables sur une radiographie classique des sacro-iliaques. Aujourd’hui, on sait que l’IRM permet de faire un diagnostic précoce de sacro-iliite et les critères structuraux utilisés dans le diagnostic de la spondylarthrite peuvent être utilisés au cours de la phase pré-radiographique.
 
Une étude présentée à Rome par Marloes Van Onna (Maastricht), de l’équipe de Desirée Van der Heijde, a suivi, pendant 2 ans,  68 patients se plaignant de douleurs dorsales inflammatoires d’apparition récente et fluctuant dans le temps ; 46 ont terminé l’étude. Trois IRM étaient réalisées à intervalles réguliers à la recherche de modification des images avec soit apparition de nouvelles lésions, stabilisation ou disparition des lésions existantes ; parallèlement, une recherche de HLA-B27 était effectuée.
 
Les résultats (Diapositive 1) montrent que si la polyarthrite est IRM négative/HLA négative à la première IRM, la probabilité de trouver des anomalies au cours du suivi est inférieure à 5%, risque qui atteint 90%, en revanche, en cas de IRM positive/HLA positive.

Pour Alain Saraux (Brest), l’intérêt de cette présentation n’est pas tant de prouver si l’association HLA-B27 et IRM permet de prédire une future spondylarthrite, mais de savoir si il est intéressant de répéter ces examens lorsqu’on n’a pas eu de réponse nette.

Dans ce sens, les résultats montrent clairement que, pour un patient qui n’a pas de signes à l’IRM et qui est HLA négatif, il n’est pas utile de répéter les examens, car la probabilité qu’il positive les résultats dans un second temps sont pratiquement nulles. En revanche, chez un patient qui a de petits signes à l’IRM et qui est HLA-B27 positif, la répétition de l’imagerie a un intérêt pour asseoir définitivement le diagnostic (Diapositive 2).



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Drs Denis Boucheny et Etienne Olivry. D’après les présentations durant l’EULAR 2010 de Marloes Van Onna (abstract OP0148), Natan Vastesaeger (abstract OP0024) et Philip Mease (abstract OP0185) et un entretien avec Laure Gossec et Alain Saraux.
30 juin 2010
 
 
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La rédaction de www.medical-congress.com propose aux professionnels de santé une synthèse de l’actualité des principaux congrès internationaux. Celle-ci est réalisée dans le respect d'une charte élaborée et conduite avec son comité éditorial. Les informations proposées sont sélectionnées avec la contribution de médecins spécialistes présents au congrès ; elles fournissent des informations sur l'état actuel de la recherche qui sont susceptibles de ne pas être validées dans le cadre d’une autorisation de mise sur le marché.