Une seule IRM peut suffire à faire un diagnostic positif ou négatif de SpA Il faut à peu près dix ans pour que des signes visibles de spondylarthrite ankylosante soient détectables sur une radiographie classique des sacro-iliaques. Aujourd’hui, on sait que l’IRM permet de faire un diagnostic précoce de sacro-iliite et les critères structuraux utilisés dans le diagnostic de la spondylarthrite peuvent être utilisés au cours de la phase pré-radiographique. Une étude présentée à Rome par Marloes Van Onna (Maastricht), de l’équipe de Desirée Van der Heijde, a suivi, pendant 2 ans, 68 patients se plaignant de douleurs dorsales inflammatoires d’apparition récente et fluctuant dans le temps ; 46 ont terminé l’étude. Trois IRM étaient réalisées à intervalles réguliers à la recherche de modification des images avec soit apparition de nouvelles lésions, stabilisation ou disparition des lésions existantes ; parallèlement, une recherche de HLA-B27 était effectuée. Les résultats (Diapositive 1) montrent que si la polyarthrite est IRM négative/HLA négative à la première IRM, la probabilité de trouver des anomalies au cours du suivi est inférieure à 5%, risque qui atteint 90%, en revanche, en cas de IRM positive/HLA positive.
Pour Alain Saraux (Brest), l’intérêt de cette présentation n’est pas tant de prouver si l’association HLA-B27 et IRM permet de prédire une future spondylarthrite, mais de savoir si il est intéressant de répéter ces examens lorsqu’on n’a pas eu de réponse nette.
Dans ce sens, les résultats montrent clairement que, pour un patient qui n’a pas de signes à l’IRM et qui est HLA négatif, il n’est pas utile de répéter les examens, car la probabilité qu’il positive les résultats dans un second temps sont pratiquement nulles. En revanche, chez un patient qui a de petits signes à l’IRM et qui est HLA-B27 positif, la répétition de l’imagerie a un intérêt pour asseoir définitivement le diagnostic (Diapositive 2).
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Drs Denis Boucheny et Etienne Olivry. D’après les présentations durant l’EULAR 2010 de Marloes Van Onna (abstract OP0148), Natan Vastesaeger (abstract OP0024) et Philip Mease (abstract OP0185) et un entretien avec Laure Gossec et Alain Saraux. 30 juin 2010 |
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