Le curage ganglionnaire n’est plus une obligation en cas de ganglion sentinelle positif Le curage ganglionnaire complet en cas de cancer du sein localisé avec ganglion sentinelle positif n’améliore pas la survie globale. C’est ce qu’a démontré une large étude de phase III coopérative nord-américaine dans laquelle 856 femmes présentant un cancer du sein T1 ou T2, N0, M0 traité par tumorectomie et radiothérapie et ayant un ganglion sentinelle positif ont été randomisées en deux groupes, le 1er chez qui un curage ganglionnaire d’au moins 10 ganglions était réalisé, le 2ème dans lequel aucune chirurgie complémentaire n’était réalisée. Après un suivi moyen de près de 6 ans, les investigateurs n’ont pas trouvé de différence en termes de survie entre ces deux groupes. Ainsi la survie à 5 ans a été de 91,9% dans le groupe avec curage contre 92,5% dans le groupe sans curage (Diapositive 1). De même la survie sans maladie a été de 83,2% dans le groupe curage contre 83,8% dans le groupe sans chirurgie complémentaire et le taux de récurrence locale identique. Pour Armando Giuliano qui rapportait ces résultats à Chicago, « nos résultats suggèrent qu’il n’y a pas de bénéfice sur la survie à procéder à un curage ganglionnaire complémentaire en cas de ganglion sentinelle positif dans ces types de cancers localisés et que cette intervention, provoquant des effets indésirables significatifs, pourra probablement dans l’avenir être épargnée dans un nombre significatif de cas ». Il est cependant à noter que cette étude devait initialement inclure plus de malades et que ces résultats devront probablement être confirmés dans une autre étude multicentrique.
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Dr Pierre Delahousse. D’après les présentations à Chicago de Thomas Bachelot et d’Anthony Gonçalves durant l’Onco’Scopie 2010, les communications de M. Leich (abstract CRA 504), d’A. Giuliano (abstract CRA 506), de K. Hughes (abstract 507) et de C. Twelves (abstract CRA 1004) et un entretien avec Pierre Fumoleau durant l’ASCO 2010. 16 juin 2010 |
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