De l’impact du traitement de maintenance par bévacizumab Le travail retenu pour ce premier abstract de l’édition 2010 de l’ASCO est une large étude internationale de phase III ayant inclus 1 873 femmes présentant un cancer des ovaires de stade III ou IV nouvellement diagnostiqué. Après chirurgie, les malades étaient randomisées en 3 groupes : le premier recevant une chimiothérapie conventionnelle par carboplatine et taxane puis un placebo en maintenance, le deuxième recevant la même chimiothérapie plus du bévacizumab puis un placebo en maintenance et le troisième recevant la chimiothérapie avec du bévacizumab puis du bévacizumab en maintenance et ceci pendant une période allant jusqu’à 10 mois (Diapositive 1). Un critère principal revu en cours d’étude Le critère principal de l’étude était initialement la survie globale, mais le protocole a été amendé en cours d’étude pour finalement retenir la survie sans récidive. Si celle-ci a été statistiquement comparable dans les 2 groupes n’ayant pas reçu de traitement de maintenance par bévacizumab (10,3 mois contre 11,2 mois), elle a été significativement prolongée dans le groupe ayant reçu le traitement de maintenance par bévacizumab (14,1 mois ; p < 0,0001) (Diapositive 2). Ce bénéfice de 4 mois en termes de survie sans récidive n’a cependant pas apporté de différence en termes de survie globale. En ce qui concerne la tolérance, les données rapportées sont conformes à celles habituelles avec le bévacizumab, le taux de perforation gastro-intestinale a été inférieur à 3% sur l’ensemble des bras, et n’ont pas contre-balancé le bénéfice clinique. Pour Robert Burger, l’investigateur principal de cette étude, « il s’agit de la première étude de phase III démontrant qu’un traitement de maintenance par un agent antiangiogénique améliore la survie sans maladie des femmes présentant ces cancers encore aujourd’hui très difficiles à traiter ».
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Dr Pierre Delahousse. D’après la présentation à Chicago de Pierre Kerbrat durant l’Onco’scopie 2010, la communication de Robert Burger (Abstract LBA 1) et un entretien avec Pierre Fumoleau durant l’ASCO 2010. 16 juin 2010 |
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