Une adaptation prometteuse du DPP au niveau des communautés Grâce à l’étude Diabetes Prevention Program, on sait aujourd’hui qu’une intervention intensive sur la perte de poids permet de prévenir efficacement le diabète. Dans cette étude, le programme d’intervention était délivré par des spécialistes du comportement de manière individuelle. Pour permettre une application à plus grande échelle, des équipes nord-américaines ont conduit une étude, l’étude HELP-PD, visant à décliner au niveau de groupes et de communautés cette intervention. David Goff en rapportait, durant la session de Late breaking clinical trials, les résultats. Partager l’expérience des malades diabétiques L’étude HELP-PD a inclus 301 malades en surpoids ou obèses avec un état pré-diabétique marqué par une glycémie à jeun comprise entre 95-124 mg/dl. Ils ont été randomisés en 2 bras : un bras suivant un programme intensif d’accompagnement et un bras suivant un programme de conseils usuels. Le programme intensif consistait en 3 séances avec une diététicienne pendant les 6 premiers mois accompagnées de réunions de groupes, une fois par semaine pendant les six premiers mois, puis de façon mensuelle pendant 18 mois avec des agents de santé communautaire qui étaient représentés dans cette étude par des malades diabétiques spécifiquement formés pour partager les comportements à adopter pour gérer au mieux leur diabète. Les conseils prodigués lors de ces réunions étaient standardisés par le biais d’un DVD ; ils portaient sur les changements de mode de vie impliquant une augmentation de l’activité physique à 180 min/semaine et une diminution de la ration calorique à environ 1 500 kcal/jour. L’objectif de ce programme était une perte de poids supérieure à 7%. Le programme de conseils usuels consistait, quant à lui, en deux sessions individuelles avec une diététicienne pendant les 3 premiers mois et une newsletter mensuelle. La mesure de la glycémie à jeun était le critère primaire d’évaluation pour les 2 bras. Une différence claire entre les deux groupes Les résultats à un an présentés à Orlando indiquent que le programme intensif diminue efficacement la glycémie à jeun d’environ 4 mg/dl (de 105,8 mg/dl à 101,2 mg/dl) contre 2 mg/dl dans le groupe ayant suivi le programme conventionnel (104 mg/dl). Les participants au programme intensif ont également atteint l’objectif de cette intervention avec une perte de poids de 7,1%, soit environ 7 kg, comparativement au bras contrôle où la perte de poids était de seulement 1,5% (Diapositive 1) ; leur tour de taille a diminué de 5,9 cm environ contre seulement 1 cm dans le groupe contrôle. Les résultats à plus long terme sont maintenant attendus pour savoir si ces premières données se traduiront par une prévention du diabète chez les patients qui ont suivi ce programme. Pour l’heure, David Goff indique « qu’étant donné que ces résultats de perte de poids semblent aussi bons que ceux de l’étude DPP, cette approche est très prometteuse pour prévenir le diabète. C’est une méthode d’intervention tout à fait applicable dans les centres de santé publique. »
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Agnès Barret ; d’après les communications de David Goff, Gary Foster et Kate Kramer durant l’ADA 2010. 04 juillet 2010 |
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