La technologie au service des diabétiques Ces dernières années, de nombreuses techniques ont exploré et validé de nombreuses pistes sur le chemin vers le pancréas artificiel : augmentation de la fiabilité et de la durée de vie des capteurs glycémiques, miniaturisation des pompes à insuline, développement de logiciels intelligents… Le fonctionnement en circuit fermé n’est plus de la science-fiction mais en attendant qu’on puisse l’utiliser, il fallait valider dans la vraie vie l’efficacité du couplage pompes à insuline, capteurs de glycémies sur le contrôle du diabète… c’est chose faite avec les résultats de l’étude STAR-3. STAR 3, 1ère évaluation randomisée d’une pompe à insuline optimisée par capteur dans la vraie vie Richard Bergenstal rapportait ainsi à Orlando les résultats de l’étude STAR-3, un essai randomisé, contrôlé et multicentrique qui a inclus 485 patients diabétiques de type 1 insuffisamment équilibrés par un traitement conventionnel ; 329 adultes et 156 enfants font ainsi partie de l’étude. Le premier groupe a été traité par un bras intensif comprenant renforcement de l’éducation et du suivi et injections d’insuline plusieurs fois par jour. Le deuxième groupe a reçu une thérapie combinant pompe à insuline et capteur de glycémie ; tous les malades étaient suivis à distance avec le même logiciel (Diapositive 1). Tous les patients étaient évalués sur le même critère primaire, la variation de l’HbA1c par rapport au début de l’étude ; l’HbA1c moyenne était de 8,3%. L’analyse des résultats indique que la pompe à insuline couplée à un capteur de glycémies permet une amélioration très significative du taux d’HbA1c dès 3 mois par rapport à la thérapie multi-injections. A 12 mois, l’HbA1c a été abaissée à 7,5% (-0,8%) dans le groupe pompe/capteur contre –0,4% dans le groupe multi-injections après 1 an (p < 0,001) (Diapositive 2). La proportion de patients qui ont atteint la cible d’HbA1c < 7% est plus importante dans le groupe pompe/capteur avec 27% de patients contre 10% dans le groupe multi-injections. Un bénéfice dans tous les groupes de malades Cet impact sur l’HbA1c a été observé aussi bien chez les adultes que chez les enfants et les adolescents. Ce meilleur contrôle glycémique a été obtenu sans augmenter le risque d’hypoglycémie sévère (13,31 cas pour 100 patients-années dans le groupe pompe/capteur versus 13,48 cas pour 100 patients-années dans le groupe multi-injections), ni prise de poids supplémentaire. Selon Richard Bergenstal, l’investigateur principal de cette large étude multicentrique nord-américaine « cette thérapie combinant une pompe à insuline dont l’utilisation est optimisée grâce à son couplage à un capteur de glucose constitue une avancée majeure dans le traitement des patients diabétiques de type 1 de tous âges et nous montre clairement que nous sommes sur la bonne voie dans la mise au point d’un pancréas artificiel ».
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Agnès Barret ; d’après la présentation de Richard Bergenstal durant l’ADA 2010. 04 juillet 2010 |
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